
Naviguer à Komodo, l'archipel des derniers dragons
Au creux de la mer de Flores, entre Sumbawa et le bout occidental de l’île de Flores, un chapelet d’îles volcaniques abrite l’une des dernières populations de varans géants de la planète. Le dragon de Komodo — Varanus komodoensis — peut dépasser les trois mètres et les soixante-dix kilos. Il est l’héritier d’une lignée préhistorique qui a traversé les âges sans fléchir. Sur les îles du parc national de Komodo, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il règne en maître absolu.
Mais Komodo n’est pas que le territoire des dragons. Sous la surface, les courants qui brassent les eaux entre l’océan Indien et le Pacifique ont sculpté l’un des écosystèmes marins les plus riches d’Asie du Sud-Est. Raies mantas, requins de récif, tortues, bancs de poissons napoléon et coraux tabulaires d’une densité rare : chaque étape de cette croisière de charme à Komodo transforme l’ancrage en une nouvelle révélation sous-marine.
À bord, la vie s’organise autour de la mer. Le capitaine bugis lit les courants comme d’autres lisent une carte. L’équipage prépare les repas avec ce que les marchés des villages côtiers ont offert la veille. Et le soir, quand les lumières des autres bateaux ont disparu à l’horizon, le ciel de l’archipel déploie des milliers d’étoiles qu’aucune pollution lumineuse ne vient troubler.
Beaucoup de voyageurs cherchent un liveaboard Komodo pour la plongée pure. Notre approche est différente : le phinisi reste un voilier de charme, et la plongée n’est qu’une des façons d’habiter l’archipel.





























